10 mars, Michel Koebel pour la présentation du dossier de la revue Savoir/Agir N°11


Le réseau Pierre Bourdieu un hommage a le plaisir de vous inviter à la présentation par Michel Koebel du dossier Régions, territoires locaux et proximité de la revue Savoir/Agir N°11, sur l'espace second life Pierre Bourdieu un hommage.

Date et Lieu: 10 mars à 21h30 sur l'espace second life Pierre Bourdieu un hommage

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Présentation du dossier

Savoir/Agir n°11

Éditions du Croquant

Sortie prévue : mars 2010

Régions, territoires locaux et proximité

Dossier coordonné par Michel Koebel, Patrick Lehingue et Frédéric Pierru

Suppression de la taxe professionnelle, inversion des processus de décentralisation par durcissement de la contrainte budgétaire, remplacement des conseillers généraux et régionaux par des conseillers territoriaux moins nombreux mais mieux pensants, redécoupage des territoires et des compétences, fronde des notables sénatoriaux … À l’occasion des élections régionales de mars 2010, il nous a paru opportun de traiter de la question des territoires locaux.

Classiquement opposé au « national », le « local », de par les propriétés qui lui sont parfois très généreusement associées (diversité, dynamisme, inventivité, proximité, gestion sinon apolitique au moins non partisane, traitement sur le terrain des urgences sociales, laboratoire d’expérimentations et de démocratie participative…), est souvent paré de toutes les vertus et certains de ses représentants censés incarner au quotidien d’autres manières de faire de la politique. Si l’on admet avec Jacques Lagroye, « que les "notions" de local et de national sont des catégories forgées par les acteurs à d’autres fins que scientifiques, et que le chercheur ne peut donc s’approprier qu’avec une infinie prudence », le caractère proprement mythologique de cette opposition binaire durcie peut être vérifié à l’approche des élections régionales sur toute une série de questions.

En quoi les scrutins régionaux (derniers venus dans la liste des « nominations électives au suffrage universel ») sont-ils si singuliers ? Les mécanismes de structuration de l’offre (délimitation des éligibles et constitution des listes) sont-ils spécifiques ? Les conseillers régionaux qui en sont issus sont-ils socialement plus représentatifs de leurs électeurs que les titulaires d’autres mandats ? Au terme de trois décennies, comment évaluer le degré réel d’autonomie et de particularisme dont bénéficieraient les collectivités locales ? Quels effets a eu la montée en puissance de l’intercommunalité sur le jeu politique local ? Pour des raisons budgétaires, n’assiste t’on pas dans certains domaines (la santé, par exemple) à une dynamique de « verticalisation » qui restreint toujours plus les marges de manœuvre des collectivités territoriales aux prises avec des services déconcentrés de l’Etat fusionnés donc toujours plus puissants ?

§ Les singularités des élections régionales en France (Patrick Lehingue)

§ Décentralisation et autonomie de l’espace politique local (Michel Koebel)

§ Les effets des transformations économiques sur le jeu politique local (Frédéric Pierru)

§ La démocratisation de l'intercommunalité n’aura pas lieu (Fabien Desage et David Guéranger)

§ La composition des listes socialistes aux élections régionales. Velléités rénovatrices et néo-féodalisation du PS (Rémi Lefebvre)

§ Une démocratisation hybride ? Les élus régionaux entre représentation-miroir et élitisme social (Laurent Godmer)

(merci à Michel Koebel et Alain Oriot pour les infos ci-dessus)

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Heureux sans Dieu, sous la direction de DANIEL BARIL et NORMAND BAILLARGEON, VLB éditeur 2009

Présentation de l'éditeur Si la liberté de croyance a fait d’indéniables progrès dans les pays occidentaux, il n’empêche que le climat actuel de rectitude politique favorise plutôt, sous prétexte de tolérance et d’ouverture d’esprit, le respect aveugle de toute croyance religieuse. La ministre de l’Éducation du Québec a d’ailleurs précisé qu’il n’était pas question que l’athéisme soit une option retenue et étudiée dans le nouveau cours obligatoire d’Éthique et culture religieuse. Les auteurs du présent livre se demandent bien pourquoi, car l’incroyance est sans doute plus répandue au Québec que bien des religions présentées dans ce cours. Alors qu’abondent les témoignages d’expérience religieuse ou de cheminement spirituel, on ne donne à peu près jamais la parole aux athées, agnostiques et incroyants. Et c’est ce qui a motivé les auteurs de ce livre à « sortir du placard » pour affirmer haut et fort qu’on peut être heureux sans nécessairement s’appuyer sur une foi religieuse, qu’on peut être heureux sans Dieu. On lira ici les témoignages de Normand Baillargeon, Daniel Baril, Cyrille Barrette, Arlette Cousture, Louisette Dussault, Hervé Fischer, Louise Gendron, Louis Gill, Yves Gingras, Yves Lever, Isabelle Maréchal, Martin Petit, Ghislain Taschereau et Yannick Villedieu. Écoutez Yves Gingras http://publications-universitaires.qc.ca/balado/2009/2009-11-27_Gingras_religion%28CHOQ%29.mp3 et Normand Baillargeon http://publications-universitaires.qc.ca/balado/2009/2009-12-03_baillargeon_reforme_partie02.mp3 à propos de ce livre

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Entretien avec Annie Gonzalez & Pierre Carles, deux tricards du petit écran

Entretien publié sur ARTICLE XI, voir le lien en bas de la page.

Entretien avec Annie Gonzalez & Pierre Carles, deux tricards du petit écran

lundi 7 décembre 2009, par JBB

Censure télévisée

Il y a toutes les chances pour que tu connaisses déjà Pierre Carles et que tu aies vu au moins l’un de ses films (sinon tous). On est entre gens sympathiques, n’est-ce pas ? Tu as donc sans doute visionné Pas vu Pas pris, joyeuse dénonciation du corporatisme médiatique, regardé l’un des deux opus que Pierre Carles a consacré au travail (Volem rien foutre al païs et Attention danger travail, tous deux coréalisés avec Christophe Coello et Stéphane Goxe) ou scruté avec attention son documentaire autour de Pierre Bourdieu.

Une chose de sûre, pourtant : ces films, tu ne les as pas vus à la télévision française. Depuis la sortie de Pas vu Pas pris, en 1998, et malgré de très respectables chiffres de fréquentation dans les cinémas, Pierre Carles n’y a jamais été programmé. Non qu’il s’en plaigne, hein. Mais pour une fois que la télévision pouvait nous rendre moins cons, c’est dommage.

Faut avouer - enfin - que Pierre Carles n’a pas spécialement cherché à se faire des amis dans les milieux de la télé. En l’un de ses textes, Radicale mauvaise humeur, publié dans un quotidien belge en 1999, le réalisateur (avec Georges Minangoy) de Ni vieux Ni traîtres [1] rappelait que le groupe Action Directe avait, au début des années 1980, fait placarder des affiches listant des « personnes à qui s’intéresser de près » : « On pouvait y lire : "S’ils habitent dans votre quartier, faite-les déménager. Si vous les croisez, faites les changer de trottoir. Si en général ils vous font chier, rendez leur la vie impossible." Suivaient le nom et l’adresse d’hommes d’affaires, de patrons d’industrie, de ministres, de journalistes, de vedettes des médias. On savait encore bien s’amuser, en ce temps-là. » Et Pierre Carles d’expliquer comment trouver les adresses d’Étienne Mougeotte, Alain de Greef, Thierry Ardisson, Michel Field, Laurent Ruquier, Michel Denisot… Avant de conclure : « Les bonnes idées ne manquent pas. Les occasions non plus. À vous de jouer. » Oui : couillu.

Pierre Carles : « C’est évident qu’un texte comme ça n’aurait pas pu être publié en France. Même en Belgique, c’est plutôt étonnant… Le Matin était un journal marginal (aujourd’hui disparu) et il avait donné carte blanche à quelques mauvais esprits - dont Noël Godin, Benoît Delépine ou moi - pour une chronique "mauvaise humeur". »

« De façon générale, la Belgique a toujours été accueillante envers mon travail. Pas vu pas pris y a même été diffusé à la télévision ! Pour moi, c’est presque une terre d’accueil. Les Belges m’ont d’ailleurs invité à une émission style Dossiers de l’écran il y a quelques années, comme si j’étais une sommité de la critique des médias… J’avais accepté parce qu’ils passaient Pas vu pas pris avant et que le débat se tenait en direct. À l’inverse, pas un seul de mes films n’a été diffusé à la télévision française. Pas un seul en onze ans ! »

Annie Gonzalez : « Je ne produits pas tous les films de Pierre, parce que je n’en ai pas les moyens et que la façon dont on travaille ne le permet pas. Mais j’en ai produit une bonne partie, dont Pas vu Pas pris, Enfin Pris ?, La sociologie est un sport de combat, Volem rien foutre al païs et Attention danger travail ; je suis aussi la productrice de Fin de concession qui, d’une certaine façon, se place dans la continuité de Pas vu Pas pris. En moyenne, ces films ont fait 100 000 entrées au cinéma. Les mêmes, pourtant, n’ont jamais été achetés par le petit écran ! C’est quand même un cas unique… »

Pierre : « Ce n’est pas que j’en souffre personnellement… Mais c’est totalement anormal que des films ayant un tel succès ne soient pas diffusés sur le réseau hertzien. D’autant que le blocage ne vient pas de nous : avec Annie, on propose toujours nos films à la télévision. Fin de concession, par exemple, a été proposé à Planète ; La Sociologie est un sport de combat l’avait été à Arte. »

« Dans la pratique, on ne rejette donc pas le financement de la télévision. Juste : on ne veut pas en dépendre. Je pense que nos films sont refusés parce qu’on renvoie les gens de télé à leur propre incompétence. Et aussi parce qu’il s’agit de sujets sensibles. Prend Attention danger travail : en 2002, quand il est sorti, personne ne voulait donner la parole aux déserteurs du travail… »

« C’est possible que ma personnalité et mes rapports au monde de la télé jouent aussi dans ce refus constant. Mais tout autant que notre façon de faire : nous sommes autonome, nous n’avons pas besoin d’eux. Qu’ils nous suivent ou pas, le film sortira. »

Annie : « C’est d’ailleurs la première chose que j’entends, quand je décroche mon téléphone pour proposer un film de Pierre Carles aux chaînes : "De toute façon, vous le ferez quand même…" »

« C’est clair qu’il y a aussi dans ces refus une volonté de punition, de sanction. Au moins pour Pas vu Pas pris. »

Pierre : « C’est finalement très paradoxal. On se retrouve dans une situation où les chaînes de télévision refusent de faire de l’argent avec mes films… »

« Ils ne m’ont pas pardonné d’avoir transgressé les règles, la loi du milieu. Puisque je ne joue pas le jeu, c’est logique que j’en sois banni. Ça renvoie à leurs contradictions ceux qui prétendent qu’il n’y a pas de censure à la télévision française ; de fait, il y en a une, j’en suis la preuve. Je ne doute pas que si demain je proposais un portrait complaisant de Nicolas Sarkozy aux chaînes de télé, je n’aurais plus aucun problème pour être diffusé sur le réseau hertzien. »

- Fin de Concession

De Fin de Concession, Pierre Carle et Annie Gonzalez nous ont montré deux scènes emblématiques, aussi jouissives l’une que l’autre. La première, je t’en ai parlé en introduction. Dans la seconde, Pierre Carles - alias Carlos Pedro, toujours - rencontre Charles Villeneuve. L’interroge sur le lien entre la télévision française et le pouvoir. Et lui met peu à peu la puce à l’oreille : « Vous êtes sûrs que vous travaillez pour une chaîne généraliste ? », demande l’ancien présentateur du Droit de Savoir. Subodorant une entourloupe, Villeneuve interrompt finalement l’entretien sur ces mots : « Je me suis déjà fait piéger une fois sur TF1, ça n’arrivera pas deux fois. »

Finalement : si. Charles Villeneuve a été piégé, derechef. Et par le même réalisateur : quand il dit s’être fait « piéger une fois », c’est à Pas vu pas pris qu’il pense… Comment dit-on ? Ah oui : dommage…

Pierre : « Fin de Concession part de deux constats. De un, il n’existe aucun documentaire de fond sur les rapports entre Nicolas Sarkozy et les médias. De deux, il n’existe pas non plus de documentaire sur la façon dont un immense groupe de BTP a pu faire main basse sur la première chaîne publique française. C’est quand même quelque chose d’incroyable : en 1987, le groupe Bouygues a littéralement acheté l’accès à un téléspectateur français sur deux ! Mais il n’a respecté aucune des promesses faites lors de l’octroi de cette concession. À tel point que celle-ci aurait pu être annulée, en 1994, si la loi Carignon n’avait pas rendu son renouvellement à peu près automatique. »

« Il faut quand même rappeler que les représentants du groupe Bouygues avaient raconté n’importe quoi lors de leur audition par la CNCL, ancêtre du CSA. Ils promettaient par exemple la diffusion d’opéra et de pelote basque, et osaient parler de "mieux-disant culturel". Ils n’avaient d’ailleurs pas davantage respecté les engagements pris dans leur cahier des charges. »

« Pour moi, l’histoire entre Sarkozy et TF1 commence réellement en 1993. La chaîne venait d’être mise à l’amende par le CSA, pour ne pas avoir respecté ses obligations en matière de diffusion des œuvres françaises. Un jeune député avait été invité au journal pour dire combien cette amende était un scandale. Ce jeune député était Nicolas Sarkozy et c’était le début d’une étroite relation. »

« Ce qui est intéressant, c’est qu’il n’y a jamais eu de fiction ou de documentaire audiovisuel sur le rachat de TF1. Il y a bien un très bon bouquin, TF1 un pouvoir, une enquête de Pierre Péan et Christophe Nick parue en 1997, mais ce livre n’est pas du tout centré sur Nicolas Sarkozy. On y voit par contre énormément son favori du moment, Edouard Balladur, lequel a bénéficié d’une incroyable ouverture médiatique lors de la présidentielle de 1995. Avec notamment ce discours de remerciement, lors des vœux de Balladur à la presse : "Je suis très content de vous, vous avez fait du très bon travail." »

- Questions de forme

Qu’il prenne à partie Étienne Mougeotte en lui reprochant vertement l’orientation droitière de TF1, piège joliment Karl Zéro dans Pas vu Pas pris ou envoie un de ses amis à la rencontre du directeur de la rédaction de Charlie Hebdo pour l’interroger sur l’héritage (nié) de Choron [2], il y a une façon de mener (tambour battant) les choses qui n’appartient qu’à Pierre Carles. Un très efficace mélange de naïveté, de culot et de machiavélisme, pour mettre à nu les compromissions et contradictions de ses interlocuteurs. « Ce n’est pas gentil », lui sort un Karl Zéro faussement compréhensif. « Pas gentil », peut-être. Mais ça fonctionne tellement bien…

Pierre : « L’aspect le plus intéressant de Pas vu Pas pris est qu’il a été un déclencheur : les réactions qu’il a soulevées illustraient parfaitement le corporatisme des journalistes. »

« Au fond, le document sur lequel était centré le film [3] n’était qu’un prétexte, le révélateur des lois du milieu. Tous ceux qui se sont indignés ont fait mine de croire que l’intérêt éventuel de Pas vu Pas pris résidait dans la valeur de cette séquence montrant Mougeotte et Léotard. Alors qu’il n’était bien évidemment pas là. »

Annie : « C’est d’ailleurs toute l’originalité du travail de Pierre : il écrit réellement un récit. Il joue, prend position, se met en scène, et ces éléments deviennent des dispositifs de l’action. »

Pierre : « Il faut dire que j’ai été bien aidé par les intéressés. Jacques Chancel, Karl Zéro, Charles Villeneuve… tous se sont ingéniés à se montrer sous un jour intemporel, à réagir en hommes de pouvoir. On peut même dire qu’ils ont écrit en partie le scénario et qu’ils ont été très bons dans leurs rôles respectifs… »

« Pas vu Pas pris est d’abord un film sur le pouvoir. Il montre comment réagissent les hommes de pouvoir quand on tente de fissurer leur image, et donc quand on attaque leur porte-monnaie. Cette réaction-réflexe face à la menace est universelle. »

Annie : « Pas vu Pas pris a finalement très bien marché. C’est moins le cas d’Enfin Pris, sorti quatre ans plus tard et qui n’a fait "que" 55 000 entrées. Je pense qu’il est quand même devenu un classique du cinéma de réflexion, à l’image du documentaire sur Pierre Bourdieu. »

« Ce qui m’intéresse vraiment dans les films de Pierre, c’est qu’ils ne ressemblent à aucun autre. À la présence physique de Pierre Carles s’ajoutent un long travail de montage et un travail spécifique sur les archives, des éléments historiques existant déjà mais qu’il décide de sortir du flux et de mettre en perspectives. Ses films sont constitués de paliers, avec un lot d’informations supplémentaires à chaque étape. Je trouve ça très excitant. »

Pierre : « Ce qui m’a plu dans le travail de Michael Moore, c’est sa capacité à faire des films drôles sur des sujets graves. Dans Roger et moi, il réussissait à conter l’effondrement de Flint de manière très drôle. À l’époque, il faisait en outre confiance au spectateur, il ne le prenait pas totalement en main. Aujourd’hui, c’est différent… »

« Aller voir les représentants du pouvoir est finalement un ressort scénaristique assez classique, façon David contre Goliath. Tout son intérêt réside dans le fait qu’il peut provoquer la surprise et se révéler très inattendu. Et puis, il y a un plaisir assez narcissique à aller provoquer les puissants… »

« Mais s’il y a un film qui m’a vraiment inspiré, c’est Hôtel Terminus de Marcel Ophuls. On sent dans cette œuvre une conception du cinéma et du documentaire très pure, quelque chose qui a vraiment fait avancer le schmilblick. On est à des lieux d’un personnage comme Ardisson, qui a pourtant l’incroyable prétention d’avoir inventé quelque chose à la télévision. »

- Système et dépendance

En questionnant la lutte armée, en donnant longuement la parole à des gens se plaçant d’eux-mêmes dans la marge ou en pointant les dérives de ceux qui détiennent le pouvoir médiatique, c’est finalement l’étonnante longévité d’un système qui aurait dû depuis longtemps s’écrouler que Pierre Carles interroge. Pourquoi et comment tient-il ?

Pierre : « Je suis finalement très étonné que notre société ne connaisse pas davantage de violences. Comment se fait-il qu’il n’y ait pas plus d’émeutes, plus d’habitants de banlieues brûlant écoles et bibliothèques et s’en prenant aux symboles de l’État ? Pourquoi n’y a t-il pas plus de violences ? C’est une très bonne question. Elle mériterait un film, mais personne ne le financerait… »

Annie : « Dans Volem rien foutre el païs, on voit des gens qui proposent des réponses collectives, trouvent des façons de se débrouiller pour devenir autonomes. »

Pierre : « Ce film se termine sur la question que je pose à Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense : à l’occasion d’un exercice militaire, je lui demande si l’armée pourrait intervenir pour mettre au pas ceux qui décident de se couper de la société de consommation. En réponse, elle m’avait regardé d’un air interloqué… »

« Quelques années plus tard, c’est pourtant bien l’armée - c’est à dire la gendarmerie - qui est intervenue à Tarnac parce qu’il est reproché à certains de ses habitants de ne pas respecter les normes en matière de mode de vie. La question finale du film avait quelque chose de prémonitoire, finalement. »

Pierre : « Prend notre exemple. Si on voulait être indépendant jusqu’au bout, il faudrait qu’on trouve un moyen d’être diffusé et projeté dans des lieux où on n’est pas censé exister. Parce qu’il faut voir les choses en face : notre public est sociologiquement très connoté, avec un certain niveau de revenu et d’étude. C’est particulièrement vrai pour les gens qui vont voir nos films dans le réseau des salles de cinéma d’art et d’essai. »

« Dans La sociologie est un sport de combat, il y a une séquence tournée au Val-Fourré, avec des jeunes qui bousculent un peu Pierre Bourdieu. Après sa sortie, on est retourné au Val-Fourré pour projeter le film : dans le public, il n’y avait à peu près que des profs et des membres de la classe moyenne… Il ne faut pas mésestimer les barrières de classe. »

Notes

[1] Ni Vieux Ni traîtres est un (excellent) documentaire de Pierre Carles et Georges Minangoy, dans lequel il part à la rencontre d’anciens des Groupes d’action révolutionnaires internationalistes (GARI) et d’Action Directe. En filigrane, la question de la légitimité de la violence et de la fidélité à ses idéaux.

[2] Tu noteras que Choron Dernière, documentaire de Pierre Carles et Martin sur ce personnage extraordinaire qu’était le professeur Choron, vient de sortir en DVD. Je dis ça, je dis rien…

[3] Soit l’enregistrement de quelques minutes de discussion entre François Léotard, alors ministre de la Défense, et Etienne Mougeotte, directeur des programmes de TF1. Une conversation tenue juste avant l’ouverture du journal et illustrant la complicité régnant entre les deux hommes. D’abord publiée, sous forme d’extraits, par Le Canard Enchaîné, la séquence est ensuite devenue le point de départ d’un reportage réalisé par Pierre Carles sur commande de Canal + et portant sur la "télé, le pouvoir et la morale". La chaîne ayant, sur décision d’Alain de Greef, refusé de le diffuser, Pierre Carles l’a étoffé. Il est devenu Pas vu Pas pris, documentaire indépendant.

source: http://www.article11.info/spip/spip.php?article632

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6 novembre, Intervention d'Anthony Glinoer, Vers une sociologie du romantisme français. Les cas de la littérature frénétique et des Jeunes-France

Intervention (à l'invitation d'Arts et monde social) d'Anthony Glinoer, le 6 novembre 2009, à 21H30, sur l'espace second life Pierre Bourdieu un hommage http://slurl.com/secondlife/Ecologia%20Island/75/226/21/?title=Pierre%20Bourdieu%20un%20hommage

Vers une sociologie du romantisme français. Les cas de la littérature frénétique et des Jeunes-France

à propos des publications La littérature frénétique (PUF) http://artsetmondesocial.blogspot.com/2009/08/anthony-glinoer-la-litterature.html et Les CAHIERS DU XIXe SIÈCLE, Numéros 3 et 4 (2008-2009) Autour des Jeunes-France, dossier sous la direction d'Anthony Glinoer http://www.etudes-romantiques.org/jeune_france.htm

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2 octobre, intervention de Régis Laurent, Sociologie du pentecôtisme tsigane: la mission évangélique tsigane

Intervention/débat

2 octobre, 21H30, intervention de Régis Laurent sur l'espace second life Médias Critique (à l'invitation de Kraken-Art)

Sociologie du pentecôtisme tsigane : la mission évangélique tsigane

Après la guerre, à la sortie des camps de concentration, quelques groupes solidaires tsiganes étaient rentrés en contact avec un mouvement religieux spécifique : le pentecôtisme. Encouragé par sa propre foi, un pasteur pentecôtiste d'origine sédentaire trouvait avec cette population une terre favorable à l'expansion de ce phénomène religieux. Par ailleurs, les tsiganes trouvèrent là la possibilité de construire de nouvelles formes de relation solidaire entre les groupes et aussi d'étendre leurs territoires. Au delà même de la théodicée, l'utopie religieuse qui allait se diffuser dans leurs rangs, c'est aussi une nouvelle façon de nomadiser qui allaient progressivement prendre forme.

Ce mouvement religieux leur a permis de souder de nouvelles alliances, de construire de nouvelles stratégies face à une société souvent hostile vis-à-vis de tout ce qui bouge, nomadise, vagabonde. Tout en renforçant les solidarités mécaniques, le pentecôtisme tsigane, en se confrontant aux institutions dominantes a tout d'abord été perçu comme une institution illégitime, et elle est encore souvent perçue ainsi. Cependant, il semblerait qu'elle trouve peu à peu une légitimité au regard des institutions légitimes, des institutions républicaines, pour des raisons d'ordre public, de régulation et même de surveillance et de discipline.

En analysant l'histoire d'un groupe tsigane type, construit à travers diverses sources d'information, on peut arriver à se configurer l'histoire de ces tsiganes pentecôtistes en France depuis la guerre jusqu'à nos jours et comprendre comment ce phénomène religieux a été une réponse aux contraintes sociétales envers ces populations. Il s'agit aussi de comprendre comment ce phénomène religieux leur a permis de construire un système propre qui leur permet encore aujourd'hui de diminuer le coût de l'incorporation des normes, de donner du sens au nomadisme, et de voir que la théodicée a aussi une interprétation bien réelle dans les pratiques : ce que j'ai appelé dans ma thèse « la foi pratique ».

Régis Laurent, docteur en sociologie

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18 septembre, intervention de François Ribac Feedback ! Pour une généalogie des musiques populaires

Le 18 septembre, 21H30, intervention de François Ribac sur l'espace second life Médias Critique (à l'invitation de Arts et monde social)

Feedback ! Pour une généalogie des musiques populaires par François Ribac, compositeur et chercheur en sociologie, membre du Laboratoire Lorrain de Sciences Sociales (2L2S) de l'Université de Metz.

Je m'intéresse aux usages des technologies domestiques et professionnelles d’enregistrement dans la musique populaire. Mon propos est de montrer que ces techniques jouent un rôle essentiel à tous les moments de l’existence (plaisir musical, sociabilité, apprentissage d’un genre musical, composition) et que leurs usages n’ont cessé d’être réinventés par des amateurs. À partir de là, l’observation de différentes déclinaisons du recording met en évidence que ces pratiques ont en commun un usage du feedback. Principe que l’on retrouve tant dans la technologie que dans les échanges interpersonnels (et notamment les performances publiques). Cela étant, je propose l’idée que ce type d’organisation des choses et des êtres s’inscrit dans une généalogie technologique, intellectuelle et politique qui prend sa source dans la déclinaison Britannique de la Révolution Scientifique.

Cette recherche (qui a donné lieu à une thèse) a été étayée par une enquête de terrain menée en Ile de France de 2005 et 2007, la mobilisation de travaux issus de l’histoire et de la sociologie des sciences, de disciplines qui s’intéressent au corps, de répertoires musicaux et de cartes de réseaux réalisées avec le logiciel RéseauLu d’Andreï Mogoutov.

Sites : http://francoisribac.blogspot.com/

http://www.lesribacschwabe.net/home.html

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4 septembre, intervention de Fabien Nathan, La régulation sociale des risques de catastrophe.

Intervention (à l'invitation du collectif Kraken-Art) de Fabien Nathan le 4 septembre 2009 à 21H30 sur l'espace second life Pierre Bourdieu un hommage http://slurl.com/secondlife/Ecologia%20Island/75/226/21/?title=Pierre%20Bourdieu%20un%20hommage

La régulation sociale des risques de catastrophe. Résultats d’une étude dans les quartiers périphériques ouest de la ville de La Paz, Bolivie

Résumé

La thèse de doctorat présentée ici cherche à expliquer les facteurs causaux qui déterminent les catastrophes dites « naturelles » à La Paz (glissements de terrain, coulées de boue, etc.) et tente d'établir le lien entre la perception des habitants et des gestionnaires du risque, la construction historique du risque et la gestion du risque tant au niveau des habitants que de ceux qui sont censés le prendre en charge. Par "régulation sociale", nous entendons la manière dont une société construit (ou produit) et considère les risques auxquels elle est exposée, et comment elle les gère. Autrement dit, on cherche à comprendre et expliquer le processus de production et de gestion des risques (et en particulier, de la vulnérabilité aux aléas mentionnés) par la société considérée, et ce à plusieurs niveaux : du niveau des foyers jusqu’à celui de la ville en passant par les communautés. La thèse s’appuie sur un travail de construction théorique ainsi qu’un terrain de plus de 2 ans dans les bidonvilles de la ville de La Paz peuplés essentiellement d’indigènes Aymara pauvres d’origine rurale et de classes moyennes basses de la ville de La Paz.

(La soutenance de cette thèse est prévue le 11 septembre 2009 à 14h à l’IHEID de Genève)

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(depuis le 20 août) Discussion autour du livre de Sébastien Arfouilloux, Que la nuit tombe sur l’orchestre: surréalisme et musique

Venez discuter du livre de Sébastien Arfouilloux, Que la nuit tombe sur l’orchestre: surréalisme et musique (Fayard) dans le forum d'Arts et monde social, l'auteur sera là pour vous répondre (pour participer il faut rejoindre sur facebook Arts et monde social http://www.facebook.com/group.php?gid=8279311588, ensuite le lien suivant pour accéder directement à la discussion http://www.facebook.com//topic.php?uid=8279311588&topic=10794)

Voir le blog d'Arts et monde social pour la description du livre http://artsetmondesocial.blogspot.com/2009/08/sebastien-arfouilloux-que-la-nuit-tombe.html
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31 juillet, Intervention de Jean-Louis Fabiani sur l'espace second life Pierre Bourdieu un hommage

Le collectif Kraken-Art a le plaisir de vous inviter à venir écouter Jean-Louis Fabiani le 31 juillet à 21h30 sur l'espace second life Pierre Bourdieu un hommage

Son intervention aura pour titre "La culture, entre légitimisme et diversité: un point de vue sociologique"

Résumé

Depuis le modèle construit par Bourdieu il y a trente ans dans la Distinction, la question de la légitimité culturelle a fait l'objet d'un débat incessant. Doit-on abandonner de modèle puissant d'intelligibilité de la culture au profit d'une vision plus éclatée de la culture où la domination n'est plus le centre du dispositif d'explication. La revendication d'une "culture populaire" n'est-elle pas un piège. Avec quels outils le sociologues doit-il entrer dans le débat ? On tente de répondre, avec des armes empiriques tirées de plusieurs enquêtes sur les publics de la culture.

Jean-Louis Fabiani, directeur d'études à l'EHESS, est l'auteur de plusieurs ouvrages dont:

L'Education populaire et le théâtre. Le public d'Avignon en action, PUG.

Après la culture légitime. Objets publics, autorités, L'Harmattan.

La petite mer des oubliés, Etang de Berre, paradoxe méditerranéen (avec Frank Pourcel) Le Bec en l'air.

Les Philosophes de la République, Minuit.

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vendredi 17 juillet, sur l'espace Médias Critique, lecture d'Olivier Vanderaa

Vendredi 17 juillet à 21H30, sur l'espace second life de Médias critique, intervention à l'invitation de Arts et Monde Social de Olivier Vanderaa

Il lira des extraits de:

- "autres poèmes médiatiques"

des textes courts de forme poétique en rapport avec la société et les médias contemporains

- "lune froide"

poèmes fragmentés à paragraphes interchangeables, sur les médias également

et

- "Impression d'Amérique"

Comme des photos,

Tender Loin & ailleurs, Californie

un petit recueil de voyage sur la côte ouest des états-unis

+ Un extrait d'un nouveau petit recueil "destinées - la mine d'or"

des textes courts de forme poétique sur le cheminement personnel, le sexe et le sacré.

MÉDIAS CRITIQUE, Ecologia Island 130, 202, 259

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Mercredi 8 juillet, Andy Vérol pour une présentation de ses ouvrages sur Noir Désir et Manu Chao

Mercredi 8 juillet à 21H, sur l'espace second life de Médias critique, intervention à l'invitation de Kraken-art de Andy Vérol pour ses deux nouveaux livres Noir Désir, le vent les portera (Biographie, Editions Pylône. Paru en juin 2009) et Manu Chao, le clandestino (Biographie, Editions Pylône. Paru en juin 200) MÉDIAS CRITIQUE, Ecologia Island 130, 202, 259

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30 mai 2009 à Quimper, rencontre avec Christian Prigent autour de son livre Le monde est marrant (vu à la télé)

30 mai à Quimper, (à l'invitation de Kraken-Art) Christian Prigent sera parmi nous pour une présentation de ses chroniques Le monde est marrant (vu à la télé) ensuite nous l'écouterons lire des textes de son choix (Grand-mère Quéquette).

Dans le cadre du Forum 2009 sur la critique des médias (organisé par L’Association des Forums Sociaux de Cornouaille)

samedi 30 mai.

16h00-17h00: Christian Prigent rencontre autour de ses chroniques Le monde est marrant (vu à la télé).

Voir l'intervention (il y manque les questions/réponses) sur Dailymotion (en 2 parties)

Dans le cadre du Forum 2009 sur la critique des médias (organisé par L’Association des Forums Sociaux de Cornouaille)

samedi 30 mai.

Pour info, on peut lire sur Libr-critique un aperçu de son prochain recueil de poésie (À la mer putréfiée) à paraître chez P.O.L

La Maison de quartier du Moulin Vert. 47, chemin de Prateyer. Quimper

voir Arts et Monde Social

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ET S IL M ARRIVAIT QUELQUE CHOSE ?

mardi 10 mars 2009 S’il vous arrivait quelque chose, ne vous inquiétez pas, on vous enverrait à l’hôpital et en particulier aux urgences ; le problème, c’est qu’en arrivant aux urgences vous vous rendrez compte que vous n’êtes pas tout seul et que la salle d’attente est pleine : ce sont sûrement des fractures, appendicites ou autres plaies à recoudre, autrement dit des vraies urgences…….

Lire la suite sur Récits sur Kraken-Art

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INVITATION - LIVE PERFORMANCE DOUBLE_SKIN - NATHALIE FOUGERAS LUNDI 16, MARDI 17, MERCREDI 18

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8 janvier, David VRYDAGHS pour son ouvrage Michaux l’insaisissable : socioanalyse d’une entrée en littérature

8 janvier, à 21H30, sur l’espace second life du collectif Pierre Bourdieu un hommage. David VRYDAGHS fera une présentation/discussion de son ouvrage Michaux l’insaisissable : socioanalyse d’une entrée en littérature

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23 octobre, à 21H30, sur l’espace second life du collectif Pierre Bourdieu un hommage.

Conférence/Débat avec Gabriel Vommario autour de son livre La « carte rouge » de l’Amérique latine

La « carte rouge » de l’Amérique latine, Éditions du Croquant, Parution : 23/10/2008 ISBN : 978-2-914968-50-8

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Les Zozios de Jacques Demarcq

3 octobre, à 21H30, sur l'espace second life du collectif Pierre Bourdieu un hommage.

Rencontre avec Jacques Demarcq autour de son livre

Les Zozios, Éditions Nous, inclus 1 CD offert 58', 340 pages, Paru en 2008, ISBN: 2-913549-24-1

Jacques Demarcq est poète et traducteur (E. E. Cummings).

Dans ce livre somme en gestation depuis une vingtaine d'années, Demarcq montre ce que peut-être le travail du bruit dans la langue (ZOZIOS/traduction) et les limites du sens (écriture sonore/visuelle).

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Regarde de tous tes yeux, regarde - L'art contemporain de Georges Perec

Jean-Pierre Salgas

Editeur: Joseph K (Editions)

ISBN: 978-2-910686-50-5

Nb. de pages: 126 pages

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à voir: Bernard Piffaretti, V.O. (le 9/8/2008)

V.O. Version Originale Sous-Titree + DVD de Piffaretti Bernard * Editeur : Gourcuff Graden (2008) * ISBN-10: 2353400396

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à découvrir: Inès Champey, La valeur "art" (le 26/7/2008)

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parution: Le Sens du toucher de Christian Prigent (le 23/7/2008)

C'est un recueil d'articles proposant une lecture qui tourne autour du mot sens, avec d'une part, la dimension sensorielle et de l'autre, la signification.

G.Q.

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Le mercredi 18 juin Arts et Monde Social invite l'artiste

Eifachfilm Vacirca

à venir présenter son travail

Sur l'espace de Médias Critique, Ecologia Island 130, 202, 259 le mercredi 18 juin à partir de 21H30

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Le 30 Mai, Conférence de Pascal Durand sur l'espace second life du Collectif Pierre Bourdieu un hommage.

-Professeur à la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université de Liège (Belgique). Directeur du service ‘Institutions culturelles et information’. Directeur du Centre d’Études du Livre Contemporain (Université de Liège) -

à l’occasion de la parution de son livre Mallarmé. Du sens des formes au sens des formalités, collection Liber, SEUIL, 2008.

Le 30 mai, à partir de 21H30

Espace second life de Pierre Bourdieu un hommage.

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jeudi 8 mai conférence de Patrick Moya à partir de 21h30
à l'invitation de Arts et Monde Social

Espace second life de Médias Critique.

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Intervention le 25 avril à partir de 21h30, andy Vérol à propos du livre Les derniers cowboys français, aux éditions Pimientos.

à l'invitation de Arts et Monde Social

Espace second life du collectif Pierre Bourdieu un hommage.

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le groupe organise ses Interventions sur second life, monde virtuel en 3D gratuit suivez ces liens pour vous inscrire

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Création du collectif Pierre Bourdieu un hommage ( le 6 avril 2007 )